Le rideau se lève sur l’Acte I, où la salinité d'un Old Pulteney 18 vient réveiller la sucrosité des écrevisses dans un dialogue d'écume et de lichen. Nous montons en vibration avec l'Acte II, une collision éthérée entre la puissance florale d'un Linkwood 21 et la vivacité acide de la rhubarbe de jardin.
L’Acte III marque le point de bascule : la terre s'exprime par un cochon noir passerillé d'une tendreté infinie, dont le gras noble est dompté par la suie ancienne d'un Jura 26 ans, sous l'éclat d'un trait de lumière d'oseille sauvage.
Après le silence de l'Acte IV, le réveil est magistral. L'Acte V brise la quiétude du salon par l'iode tranchante d'un Port Askaig 17, venant fracturer l'onctuosité d'un vacherin affiné. La fluidité revient avec l'Acte VI, une ode à la pureté où le profil éthéré d'un Aultmore 2001 danse avec une poire sidérée par le fenouil.
Enfin, la résolution de l'équation s'opère à l'Acte VII : la fumée d'orge d'un Benriach s'unit à l'amertume sombre du cacao, scellant une harmonie finale où la puissance ne sacrifie jamais l'élégance.
Bienvenue dans une expérience où chaque goutte est une intention, et chaque silence, une émotion.